
Choix de la section de câble et calcul de la chute de tension
Section de câble: La section d’un câble découle de trois critères : courant admissible, chute de tension et tenue au court-circuit.
SommaireLe choix de la section de câble ne se limite pas à la capacité de transport du courant. Une section correcte doit satisfaire simultanément trois critères : courant admissible, chute de tension et tenue au court-circuit. Celui qui impose le conducteur le plus gros est déterminant.
Premier critère : le courant admissible
Les valeurs de catalogue correspondent à des conditions de référence : température ambiante donnée, circuit unique et mode de pose défini. Sur le terrain ces conditions sont rarement réunies, d’où l’application de facteurs de correction. Leur produit donne la capacité réelle du câble, et le courant du circuit doit rester inférieur à cette valeur.
| Facteur de correction | Plage typique | Remarque |
|---|---|---|
| Température ambiante | 0,71 – 1,12 | Par rapport à une référence de 30 °C |
| Groupement (nombre de circuits) | 0,50 – 1,00 | Circuits côte à côte en chemin de câbles |
| Mode de pose | 0,80 – 1,00 | Sous conduit, sur chemin, encastré |
| Résistivité thermique du sol | 0,86 – 1,10 | Pour les parcours enterrés |
Deuxième critère : la chute de tension
Sur les longues liaisons, c’est généralement ce critère qui commande. La chute dépend de la résistance du conducteur et de la longueur du parcours ; son dépassement réduit le couple des moteurs, provoque du papillotement en éclairage et de l’instabilité sur les équipements électroniques. L’usage courant est de ne pas dépasser 3 % en éclairage et 5 % en force motrice.
Troisième critère : la tenue au court-circuit
Pendant un défaut, le conducteur doit supporter le courant jusqu’à l’ouverture de la protection sans que l’isolant dépasse sa température admissible. Plus le temps de coupure est long, plus la section nécessaire augmente : le réglage de la coordination et le choix du câble se décident ensemble. Voir tenue au court-circuit.
Section du neutre et du conducteur de protection
Lorsque le taux d’harmoniques est élevé, les courants de rang 3 s’additionnent dans le neutre, qui peut transporter plus que les phases. La section du neutre est alors égale ou supérieure à celle des phases. Le conducteur de protection se déduit de la phase : égal jusqu’à 16 mm², 16 mm² jusqu’à 35 mm², puis la moitié de la phase au-delà.
Ordre de calcul pratique
Suivre un ordre reproductible limite les erreurs :
- Établir le courant d’emploi (charge, simultanéité, condition de démarrage)
- Choisir le calibre de la protection
- Appliquer les facteurs de correction pour trouver la section requise
- Vérifier la chute de tension et augmenter la section si nécessaire
- Vérifier la tenue au court-circuit
- Déterminer les sections du neutre et du conducteur de protection
Côté jeux de barres, l’article capacité des barres et déclassement applique la même logique.
Points clés: section de câble
- Premier critère : le courant admissible — Les valeurs de catalogue correspondent à des conditions de référence : température ambiante donnée, circuit unique et mode de pose défini.
- Deuxième critère : la chute de tension — Sur les longues liaisons, c’est généralement ce critère qui commande.
- Troisième critère : la tenue au court-circuit — Pendant un défaut, le conducteur doit supporter le courant jusqu’à l’ouverture de la protection sans que l’isolant dépasse sa température admissible.
- Section du neutre et du conducteur de protection — Lorsque le taux d’harmoniques est élevé, les courants de rang 3 s’additionnent dans le neutre, qui peut transporter plus que les phases.
- Source normative — catalogue des publications IEC: iec.ch.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser du câble aluminium ?
Oui, et c’est économique dans les grandes sections. Il faut cependant environ une taille de plus pour le même courant, avec des cosses adaptées et un couple de serrage maîtrisé aux raccordements.
À partir de quel point calcule-t-on la chute de tension ?
L’usage est d’évaluer la chute totale depuis l’origine de l’installation jusqu’au récepteur le plus éloigné, en additionnant les chutes des tableaux intermédiaires.
Augmenter la section est-il toujours sans risque ?
Électriquement oui, mais les cosses, les bornes et les entrées de câbles doivent convenir à cette section, faute de quoi des difficultés de montage apparaissent côté tableau.
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